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13 novembre 2017
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Sherbrooke Innopole et Gaz Métro : collaborer pour le développement économique


Avec près de 200 entreprises et environ 6000 emplois, on peut dire que le Parc industriel régional de Sherbrooke est un véritable poumon économique de l'Estrie. C'est pourquoi voilà trois ans, lorsqu'il commençait à venir à bout de ses capacités, il est apparu essentiel de lui donner de l'expansion afin d'accueillir de nouveaux occupants.

L'organisme chargé du développement économique de la ville, Sherbrooke Innopole, a mis les bouchées doubles pour permettre à des entreprises à haute valeur ajoutée de s'installer le plus rapidement possible. En un temps record, les nouveaux terrains ont été mis à disposition d'employeurs tels que Rexfab (équipements agro-alimentaires), Mesotec (usinage de haute précision) et Cooper-Standard (pièces automobiles), incluant tous les permis et infrastructures nécessaires. Déjà, 50 % de la superficie a été vendue – un résultat rarement vu en si peu de temps pour un parc industriel.

Pourtant, le projet a été parsemé d'embûches. Rezonages, contraintes environnementales, délais techniques, chantiers en parallèle, topographie difficile : les étoiles étaient loin d'être alignées pour livrer à temps. C'est grâce à une volonté commune de réussite que les nombreux intervenants ont pu favoriser un esprit de collaboration en mode solution.

Objectif : livrer « prêt à pelleter » avec tous les services

« Un tel projet se planifie longtemps d'avance, mais dans notre cas, la demande a précédé l'offre. Nous avons dû prendre de l'expansion en même temps que les clients arrivaient. Le parc a été victime de son succès », dit Nathalie Prince, directrice de la filière industrielle et fabrication de pointe à Sherbrooke Innopole, l'organisme en charge du développement économique de la ville.

Faute de livraison rapide, les belles occasions risquaient de s'envoler. Car Sherbrooke n'est pas la seule à lorgner les entreprises à haute valeur ajoutée.

« La concurrence est féroce entre les parcs industriels ; pour nous distinguer, nous devions offrir des lots "prêts à pelleter" incluant l'eau, l'électricité, les télécommunications, et surtout le gaz naturel. Sans celui-ci, l'attrait de notre parc ne serait pas le même », dit Nathalie Prince.

Prisé par la clientèle industrielle pour ses avantages économiques, le gaz naturel n'était hélas pas disponible sur les lieux. Il a donc fallu compter sur Gaz Métro pour étendre son réseau gazier rapidement – et donc partager le risque avec Sherbrooke Innopole.

« Nous nous sommes basés sur des projections de consommation importantes ; il fallait être pro-actif afin d'éviter de réajuster notre capacité par la suite. Nous savions que Sherbrooke avait le potentiel d'attirer des entreprises de prestige, et que nos interlocuteurs étaient de bonne foi dans leurs perspectives de rentabilité. Mais ça demeurait un risque », dit Éric Bernier, représentant aux ventes à Gaz Métro.

Le pouvoir de la collaboration

« Beaucoup d'intervenants se sont mobilisés à l'interne, dont notre équipe de construction qui a fait des miracles. Tout le monde à Gaz Métro croyait à ce projet et souhaitait le voir aboutir », témoigne Éric Bernier.

Mais il a fallu bien plus que de la bonne volonté pour y parvenir. D'abord, le tracé prévu par la ville pour le réseau gazier était difficile d'accès, et la topographie posait des défis. Ensuite, deux chantiers avaient déjà commencé : celui du premier occupant, Mesotec, et celui de la ville pour l'extention du boulevard de Portland.

« Habituellement, on commence par les infrastructures puis les entreprises s'installent. Mais pour ne pas retarder l'installation de Mesotec, nous avons ouvert plusieurs chantiers en parallèle. Il était important de leur acheminer le gaz naturel rapidement, pour leur éviter d'utiliser une solution de chauffage temporaire qui aurait été très coûteuse », dit Nathalie Prince.

L'esprit de collaboration a eu raison de ces contraintes. « En termes de délais et de complexité, ça paraissait impossible. Tout le monde aurait pu dire "ce n'est pas dans ma cour", mais les différents joueurs se sont accrochés pour servir Mesotec, en proposant des compromis ou en acceptant des coûts supplémentaires », dit Éric Bernier.

Nous avons eu énormément d'échange, et beaucoup d'appels tard le soir », se souvient-il. « C’était complexe, mais tous sont restés concentrés sur un but : le développement économique de Sherbrooke. »