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accueil À propos de l'APDEQ Nouvelles Les communautés de pratique, pour la création et la circulation du savoir
16 janvier 2012
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Les communautés de pratique, pour la création et la circulation du savoir

Préambule

L’APDEQ s’apprête à rendre accessible à tous ses membres, dès la fin février ou début mars, la première communauté de pratique virtuelle destinée aux professionnels en développement économique au Québec. En prévision de ce lancement, l’APDEQ vous propose une série de textes portant sur les Communauté de pratique.

Étienne Wenger : L'homme derrière la théorie

Le système de Communauté de Pratique est proposé en 1991 par Etienne Wenger, un théoricien, chercheur et praticien de renom, pour qui « la connaissance humaine est fondamentalement une action sociale ». La notion de communauté de pratique, en anglais Community of Practice (ou CoP) désigne le processus d'apprentissage social émergeant lorsque des personnes ayant un centre d'intérêt commun collaborent mutuellement.
 
Cette collaboration, qui doit se dérouler sur une période de temps notable, consiste à partager des idées, trouver des solutions, construire des objets nouveaux... etc. Bref, les communautés de pratique servent à faciliter la coopération entre personnes partageant les mêmes pratiques et préoccupations professionnelles. Elles constituent une réponse séduisante à de nombreux enjeux de la gestion du savoir, et contribuent ainsi directement à l’amélioration des performances.

Introduction aux communautés de pratique

Pouvoir consulter ses pairs par l’entremise de la communauté de pratique, confronter son expérience sur la façon de résoudre un problème ou accéder à la base de connaissances accumulées sont autant de leviers de performance et de développement professionnel.

Une communauté de pratique ne prétend pas substituer les séances établies de transfert et d’acquisition de connaissances (cours de formation en salle, séances d’information, etc.), mais plutôt les compléter et favoriser la circulation des savoirs tacites, c’est-à-dire qui résident dans le savoir-faire des individus, sans être formalisés sous forme d’enseignements écrits.

Toujours selon Etienne Wenger, « c’est à la frontière de la connaissance que se crée l’innovation ». Plus les interactions augmentent, plus la créativité croît.

Devenues virtuelles grâce à l’avènement d’Internet, et particulièrement du mode 2.0, les communautés de pratiques ont optimisé leur efficacité en abolissant maintenant les barrières associées à la distance et au temps. Tous et toutes, où qu’ils soient et qu’importe l’heure, peuvent profiter des avantages de cette nouvelle plateforme.


Tableau 1 Différences entre connaissance et information Source : [8, Balmisse]

Données, informations, connaissances, savoir-faire et compétence

Comparativement à l'information et les données, qui sont tangibles et faciles à reproduire, la connaissance appartient à un processus de raisonnement qui nécessite un apprentissage difficile et une grande compréhension.
 
Ce sont les connaissances, le savoir-faire et les compétences qui sont précieux pour une organisation ou une entreprise. Ces ressources, afin de ne pas se perdre, demandent d'être cultivées grâce à la pratique et à la collaboration entre des individus qui partagent un centre d'intérêt commun. Il est alors possible de comprendre la richesse des savoirs tacites et commencer ainsi à parler d'économie du savoir.

Tableau 2 : Articulation information, connaissance, savoir-faire, pratique, compétence Source :  Claire Beyou [9, Beyou] et de Jean-François Ballay [7, Ballay]

Si vous avez des commentaires ou des questions en lien avec le présent article, n'hésitez pas à communiquer avec nous à communications@apdeq.qc.ca.

Note : Pour ceux et celles faisant partie du groupe témoin de la Communauté de pratique de l'APDEQ, nous vous invitons à échanger sur le sujet à l'intérieur de la Communauté.